Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
Edito
A Colmar et dans le reste de la première circonscription du Haut-Rhin, à droite, deux candidats de l'UMP se disputent âprement le label sarkoziste. Straumann et Wagner mettent en avant leur relative jeunesse pour se revendiquer du nouveau maître de L'Elysée. Meyer et Hug, son suppléant, s'affirment être les héritiers légitimes dans la mesure où Sarkozy n'est autre que le successeur de Chirac. Nous les laissons volontiers à leur étripage.
Sarkozy a beau avoir été le grand vainqueur des élections présidentielles, à Clefs, nous ne sommes pas en accord avec le modèle de société qu'il se propose de mettre en œuvre.
La liberté d'entreprendre, à laquelle nous sommes également très attachés pour permettre aux énergies créatrices de se libérer, ne doit en aucun cas signifier que les puissants peuvent se permettre de tout écraser sur leur passage. La puissance publique, qu'elle soit étatique ou communale, doit veiller à préserver un subtil équilibre entre l'initiative privée, soumise aux pressions de la concurrence et du marché et l'exigence de la préservation, grâce aux forces de la solidarité, des intérêts vitaux de tout un chacun, y compris du plus faible d'entre tous.
L'affichage ostensible de Sarkozy aux côtés des plus riches et des plus puissants de ce monde, dès la proclamation de sa victoire, en dit long sur ses penchants et ses partis pris en faveur d'une classe bien identifiée. Que celles et ceux qui le suivent sur cette voie s'affichent clairement. Si, aux législatives, le peuple français confirme à nouveau son choix du 6 Mai, nous serons obligés de vivre avec, mais nous n'épouserons pas cette vision inique du monde voulu par la droite la plus dure, celle qui n'a plus craint de mêler ses voix à celle de la droite extrême de Le Pen.
A Colmar, il est d'ailleurs intéressant de noter que Becker, ancien candidat du F.N, vole au secours de Meyer qui pour l'heure s'est bien gardé de repousser ses avances. Il n'y a désormais plus aucun doute possible. La droite est décidée et en mesure (si elle remporte les législatives) de mettre en œuvre son programme qui consacre sans état d'âme aucun les inégalités sociales et économiques que la République a toujours cherché à atténuer.
Clefs est résolument positionné dans la logique républicaine qui prône la liberté, certes, mais la liberté pour tous sans exception, une liberté qui doit donc être partagée et qui a pour fondement le principe de l'égalité en droit entre tous. Cette égalité qui n'existe pas dans les faits, est une conquête toujours nouvelle à faire et pour y parvenir, il nous faut pratiquer la fraternité. Elle ne va pas de soi. Il importe que nous sortions culturellement de notre animalité qui nous fait nous dévorer entre nous, pour accéder au stade d'humains capables de reconnaître nos différences mais capables aussi de comprendre que nous sommes tous sur le même bateau, que nous arriverons au port tous ensemble ou personne. L'écologie, face aux menaces qui pèsent sur toute l'humanité, est le champ où, d'ores et déjà, le constat de cette extrême interdépendance entre tous est perceptible. Nous ne souhaitons pas rester minoritaires. Nous nous engagerons dans la bataille pour la mairie avec le désir de faire modestement avancer notre démocratie et notre art du vivre ensemble, ici, à Colmar, mais nous ne cèderons pas aux sirènes d'un pouvoir qu'il faut prendre là où il se trouve, quitte à abuser les électeurs. Notre choix de société plus juste, plus équitable, plus fraternelle et donc plus respectueuse de l'intérêt des générations qui viennent après nous est clair, lui aussi. Les Colmariens et les colmariennes décideront en connaissance de cause. C'est aussi cela, la démocratie.
Ce 17 MAI