Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
90.000 chômeurs en plus, pour le seul mois de Janvier 2009! En Allemagne ce sont presque 400.000 personnes qui ont perdu leur emploi pendant la même période. Le dévissage est général et brutal.
Les gouvernements sont impuissants. Les illusionnistes du type de notre omni président ne font plus recette. Tout le monde commence à comprendre que les choses sont sérieuses.
Ce sont des temps dangereux. Si les pouvoirs publics ne sont pas crédibles, le populisme refleurira et avec lui, toutes les tentations faciles : le racisme, la xénophobie, la désignation de boucs émissaires...
Ces mécanismes d'exclusion qui permettent de faire la chasse au " mal", sont diaboliques. Des catégories entières de population sont stigmatisées. L'opinion est chauffée à blanc et se défoule dans une innommable chasse aux sorcières.
Les juifs, les tziganes, les malades mentaux, les non-ariens furent dénoncés comme les coupables du marasme économique dans les années 1930, en Allemagne en particulier. Quand le plus grand nombre a été convaincu que toutes ces personnes étaient les responsables de la catastrophe, les chambres à gaz ont commencé, au vu et au su de beaucoup, à fonctionner à plein régime.
Nous ne sommes pas dans la science-fiction comme certains s'évertuent encore aujourd'hui à le faire croire. C'est de l'histoire, des faits historiques récents.
Et tout peut recommencer. " Les juifs sont immensément riches". Comment le sont-ils devenus? Qui ont-ils volé? Les arabes ont le pétrole. Ils nous tiennent avec cette énergie indispensable à nos économies. Comment se peut-il que ces êtres auxquels "nous avons tout apporté" se permettent aujourd'hui de nous soumettre à leurs diktats?
Les conversations et les indignations vont bon train. Plus c'est irréfléchi et méchant, mieux cela passe.
Le terrain est déjà prêt. Il suffira de peu pour que l'incendie prenne.
"Les bons", nous qui n'avons rien à nous reprocher, nous savons à qui nous en prendre et nous ne nous gênerons pas.
C'est tellement plus simple que de se poser des questions sur nos responsabilités à tous pour en être arrivés à ce stade. Pourquoi avons nous bradé les valeurs essentielles de la solidarité entre tous, au profit de la course individuelle et cruellement concurrentielle après le "toujours plus"?
La crise qui commence est d'abord la sanction de notre manque d'intelligence. La qualité de la vie ne dépend pas des quantités de biens accumulés.
Commençons sans plus perdre de temps à rechercher ce qui nous fait vivre et détournons nous des pièges tendus par les esprits tordus, ceux qui voient le mal partout, sauf en eux mêmes.
BR