Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
Notre ami,Pierre SCHMITT
Notre ami, Pierre SCHMITT, a comparu avant hier, devant le Tribunal correctionnel de Colmar. Il a été condamné à une peine d’amende avec sursis pour » prise illégale d’intérêt », dans une affaire d’aliénation de biens immobiliers au bénéfice de sa fille et de son gendre, Jean-louis CHRIST, à l’époque où Pierre était maire de Ribeauvillé.
Une nouvelle fois, cette affaire fait l’objet des manchettes de la presse régionale. Ce que les lecteurs sont conviés à retenir, c’est qu’un ancien élu a été condamné.
Seuls ceux qui se seront donnés la peine d’y regarder de plus près, sauront que l’honnêteté de Pierre n’est pas mise en cause.
Une erreur de procédure est à l’origine de ce fait divers. Une erreur que commettent tous les élus, une ou plusieurs fois au cours de leur mandat. Sauf, lorsque le secrétaire de Mairie est très vigilant et prévient l’élu qu’il y a un risque sur le plan juridique.
Ce ne fut pas le cas et Pierre, en toute bonne foi et en toute bonne conscience, est tombé dans le panneau.
Pierre a pu démontrer sans difficulté qu’il a agit avec les siens comme il l’a fait pour tous les autres citoyens de Ribeauvillé dans des situations similaires. C’est précisément ce que le tribunal lui a reproché. S’agissant d’une transaction impliquant des proches membres de sa famille, il aurait dû faire différemment, laisser expirer le délai de deux mois dont il disposait pour renoncer au droit de préemption dont bénéficiait la commune, faire prendre la délibération en conseil municipal alors qu’il disposait de la délégation nécessaire, ne pas présider lui-même à cette délibération.
Des formalités qui étaient sans intérêt à l’époque, puisque la commune n’avait pas les moyens nécessaires pour préempter, ni l’usage de ce patrimoine.
Mais la loi est la loi.
C’est donc une condamnation symbolique que le tribunal a choisi de prononcer. Une amende avec sursis.
Rien de méchant sur le plan judiciaire.
Reste que moralement Pierre est très affecté par ce dossier. Il sait qu’il est le parfait bouc émissaire.
Nous savons qu’il n’a tiré aucun avantage de cette transaction, lui qui a renoncé tout au long de son mandat à percevoir l’indemnité de maire et s’est mis à égalité de traitement avec ses adjoints, lui encore qui a beaucoup payé de sa propre poche et ramené la dette par tête d’habitant de 13.000 ff quand il est arrivé à la Mairie, à 9000 ff à la fin de son mandat.
Nous qui connaissons Pierre et qui l’apprécions tout particulièrement, nous l’assurons de notre profonde amitié et lui renouvelons toute notre confiance. Il n’a en rien, démérité.
La Justice, en tant qu’institution, a fait son travail, mais tout comme à chacun d’entre nous, il lui arrive, hélas, « de filtrer le moucheron et d’avaler le chameau » (cf. Jésus aux pharisiens, Ev. de Matthieu chap.23v.24)
Bernard Rodenstein
24 Mai 2009