Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
L'absence du président crée une «inégalité»
L'ancien président du Conseil constitutionnel, Robert Badinter (PS), estime que l'intervention du président de la République devant le Congrès crée « une inégalité » à laquelle l'opposition « n'a aucune raison de se prêter ». Alors que les parlementaires de la majorité connaîtront par avance le discours du chef de l'Etat et auront donc « pu préparer leurs interventions en connaissance de cause », ceux de l'opposition « en auront la révélation » au moment du prononcé, fait-il remarquer.
Robert Badinter n'aime pas non plus la forme de cette intervention. Dans le cadre qui a été fixé, « il y a deux temps », explique-t-il : « il y a un temps dans lequel le président de la République s'exprime. Puis, il ne reste pas, il considère qu'il n'a plus rien à faire dès l'instant où il a parlé ». Si Nicolas Sarkozy « choisit de s'adresser au Parlement, la moindre des corrections c'est d'attendre que les parlementaires lui répondent.»
D'autres membres du PS font partagent le même avis. Comme Benoît Hamon : «Il y a clairement un déni de démocratie quand quelqu'un parle et qu'il ne reste même pas entendre la réponse du Parlement». Et François Hollande qui dénonce un «régime où le président est tout, où tout procède de lui sans qu'un autre pouvoir lui serve de limite».