Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
Dans une lettre adressée cette semaine à André Lefebvre, président de l'Association nationale des pupilles de la Nation, orphelins de guerre ou du devoir (ANPNOGD), Nicolas Sarkozy a renouvelé l'engagement pris en mars dernier avant son élection à la présidence de la République. Il écrit vouloir mettre fin, « dans un souci de clarté et d'équité, à l'empilement des dispositifs et à l'insécurité juridique qui en résultait pour beaucoup d'entre vous ».
« J'ai demandé au gouvernement de lancer dès que possible les travaux permettant d'aboutir à la rédaction d'un décret unique, qui remplacera et complétera ceux de 2000 et 2004 en instituant une mesure de réparation pour tous les orphelins de guerre n'ayant pas bénéficié des précédentes mesures ».
Nicolas Sarkozy fait ainsi allusion aux décrets ministériels indemnisant les fils et filles de parents victimes de persécutions antisémites, d'acte de barbarie, morts en déportation, fusillés ou massacrés pour des actes de résistance ou pour des faits politiques (DNA du 19 mai).
« Egaux dans la douleur »
Sa lettre a été distribuée hier aux 570 personnes présentes à Colmar pour le congrès national de l'ANPNOGD. L'association a présenté une motion réaffirmant que tous les pupilles de la Nation « ont été victimes et sont égaux dans la douleur ». « Une distinction entre la souffrance des uns et celle des autres étant inadmissible dès lors que de façon directe (mort au combat) ou indirecte (mort sous les bombes, par blessures, maladies, déportation...), le sacrifice suprême a été consenti pour la patrie ».
André Lefebvre a demandé à chacun d'interroger les candidats aux législatives pour savoir si oui ou non ils s'engagent à demander l'extension des décrets aux « laissés-pour-compte » (enfants des résistants morts au combat les armes à la main, des combattants en uniforme, des morts sous les bombes, des incorporés de force...) qui seraient plus de 100 000.