Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
Les voitures d'abord!
Le piéton qui arpente l'avenue Poincaré a eu le loisir, au cours du mois d'Août de s'interroger sur la nature des travaux projetés à la hauteur du parc du château d'eau, au débouché de la rue de Castelnau. Des barrières métalliques avaient été posées de part et d'autre de la chaussée pour interdire la traversée.
La révélation est arrivée avec la rentrée scolaire. Le passage protégé pour piétons fut purement et simplement supprimé à cet endroit fréquenté quotidiennement par des centaines d'élèves du lycée Schongauer.
Le résultat immédiat est que les piétons continuent à traverser à cet endroit, mais qu'ils le font avec des risques considérablement accrus.
Pourquoi une telle ineptie?
La traversée, même avec le passage zébré était dangereuse, il est vrai. Le flot des voitures était ralenti sur cet axe hautement stratégique et surencombré à certaines heures. Il a fallu choisir.
Que privilégier?
C'est la voiture qui l'a emporté sur les piétons.
Les villes voisines, en Allemagne et en Suisse, règlent le problème en créant des passerelles propres à sécuriser les uns et les autres.
A Colmar il a fallu d'abord se doter d'une réplique en toc de la statue de la liberté, d'une mare à canard devant la gare, en guise de fontaine, d'un plan de circulation foireux et coûteux sans cesse remanié par petits bouts, d'un éclairage de grand luxe pour les monuments remarquables etc..
En attendant, je tremble chaque jour à l'idée de ce qui peut se produire aux endroits où jeunes et vieux doivent affronter les voitures pour traverser une rue
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