Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
Un décret paru en août 2008 ouvre à la concurrence le « marché » de l’aide aux étrangers dans les centres de rétention.
Jusqu’à présent, la CIMADE effectuait un travail remarquable dans ces centres. Aujourd’hui, le ministre de l’intérieur ouvre la porte à toute personne morale (entreprises privées, associations etc…) pour exercer la mission d’information et d’aide aux étrangers en rétention. Il répartit les centres de rétention sur le territoire national en 8 lots, qui seront chacun attribués à une association ou personne morale qui en fera la demande, choisie par le ministère.
Ce décret met en danger la possibilité des personnes retenues à faire valoir leurs droits. Il met également en danger la CIMADE qui se verra dans l’obligation de licencier une grande partie de son personnel et ne pourra plus assurer l’ampleur actuelle de son action.
De plus, le devoir de « confidentialité et de neutralité » qui est établi dans ce même décret laisse craindre des abus quant à ce qui se passe dans les centres de rétention, si la mission des associations qui y travaillent ne peut plus être publiée dans des rapports garantissant d’une certaine manière la sécurité des retenus.
Les raisons qui ont poussé le ministre HORTEFEUX à prendre ce décret ne paraissent pas répondre à une nécessité, mais cette décision vise à augmenter le nombre de personne expulsées, en sapant le travail de la CIMADE.
Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la CIMADE, où vous trouverez également le rapport 2007 sur la situation dans les centres de rétention.
Il y a urgence !!
L’appel d’offre qui ouvre la possibilité à toute personne morale de remplacer la CIMADE dans les centres de rétention doit être lancé le 20 octobre. Il faut qu’avant cette date, les ministères et les bureaux des élus locaux soient inondés de lettres.
Si vous êtes prêt à signer cette lettre et à l’envoyer, merci de bien vouloir nous le faire savoir au plus vite par courriel à l’adresse suivante :
Il est important de vous signaler dès que possible.
Complément d’information sur les centres de rétention
Les centres de rétention sont des lieux où sont enfermés les personnes étrangères présentes illégalement sur le territoire français. Arrêtées par la police, elles font l’objet d’une mesure d’éloignement et sont gardées dans ces centres le temps pour l’administration d’organiser leur reconduite à la frontière.
Elles peuvent être enfermées dans ces centres pendant une période allant jusqu’à 32 jours.
En 2007, plus de 35 000 personnes ont été placées en rétention pour être renvoyées vers leur pays d’origine.
On trouve en rétention des étrangers démunis de titre de séjour, des demandeurs d’asile, des enfants accompagnant leurs parents, etc. La politique des quotas d’expulsion ou objectifs chiffrés d’éloignement à la frontière conduit à un acharnement des préfecture et des services de police pour « faire du chiffre » au mépris de la dignité des personnes placées en rétention. Particulièrement vulnérables et fragilisées, les personnes placées en rétention ont souvent des difficultés à y faire valoir leurs droits, notamment le droit d’asile.
La présence de la société civile auprès des personnes emprisonnées dans les centres de rétention est extrêmement importante : elle leur apporte une aide dans l’exercice de leur droit et permet, grâce à un regard extérieur, de veiller à ce qu’elles ne soient pas soumises à des violences et mauvais traitements.
En 2008, la France a été sévèrement épinglé par les instances internationales (Conseil des droits de l’homme et comité des droits de l’homme des Nations unies) pour sa politique de détention des étrangers en situation irrégulière, ainsi que les conditions d’enfermement et e traitement des retenus.