Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
La question est désormais posée officiellement : allons-nous vers de nouvelles élections municipales à Colmar ?
Le Tribunal Administratif de Strasbourg ayant retenu deux des 22 griefs formulés par l’équipe Wagner-Klinckert contre Gilbert Meyer et ayant prononcé l’annulation des élections du mois de Mars, il se pourrait que nous soyons dans l’obligation de retourner devant les électrices et les électeurs colmariens.
Certes, il reste l’hypothèse d’un recours devant le Conseil d’Etat. L’hypothèse aussi que le jugement du premier juge soit infirmé et que les choses restent en l’état.
Dans l’immédiat, une seule chose est certaine, c’est que le jugement du T.A éclabousse sévèrement l’image de Gilbert Meyer et de son équipe. Il a beau afficher une grande sérénité, il est atteint et son image ne sera plus jamais la même, du moins auprès de celles et de ceux qui veulent pouvoir avoir du respect pour leurs élus du fait de leur probité.
Une autre chose est hautement souhaitable : que nous mettions fin aux divisions de la gauche, à Colmar.
Si de nouvelles élections devaient avoir lieu, dans trois mois ou dans huit mois, nous ne pourrions plus nous présenter en ordre dispersé. La sanction du mois de Mars pour les trois formations de gauche a été claire. Face à une droite hégémonique, notre électorat n’attend rien moins de nous que de mettre un mouchoir sur nos différends et de constituer une liste commune.
Les délais, dans tous les cas de figure, sont suffisants pour nous permettre de rencontrer nos alliés « naturels ».
Avec le Parti socialiste la date est déjà arrêtée, ce sera ce samedi 4 Octobre.
Avec les Verts la question est plus délicate. Nous y verrons plus clair après nos entretiens avec le P.S, je l’espère.
Nos programmes n’étaient guère différents. Il y a bien sûr des questions de personnes, de préjugés et de prétentions au leadership. Elles ne sont pas négligeables puisqu’elles ont été déterminantes lors des précédentes échéances.
Elles ressurgiront nécessairement dans les négociations qui vont s’ouvrir. Chaque camp a de bonnes raisons de vouloir ce qu’il veut et de refuser ce qui ne lui convient pas.
Pour parvenir à une liste unique, des concessions devront être faites par les uns et par les autres. L’intérêt supérieur qui doit être recherché est celui de la victoire de la gauche à Colmar ou, pour le moins, sa présence renforcée dans l’enceinte du futur Conseil Municipal ainsi que dans les instances communautaires de la CAC.
Pour parvenir à cet objectif, et dans l’hypothèse où ma personne constituerait un obstacle à la réalisation de l’unité souhaitable et tout bonnement nécessaire, je confirme que je suis disposé à me mettre en retrait.
L’annulation des élections municipales de Mars pourrait donner lieu à un profond changement dans la vie politique colmarienne. Il nous appartient de ne pas gâcher nos chances et de nous montrer à la hauteur des enjeux. Nous en avons la capacité et la volonté.
Bernard RODENSTEIN