Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
A la faveur de la communication parue dans les DNA du 16 Mai 2009, au sujet du projet de transformation de la place des Unterlinden, au centre ville de Colmar, l'Association CLEFS ( Colmar, liberté d'entreprendre, forces de la solidarité) s'interroge à nouveau sur les conceptions urbanistiques de l'actuelle municipalité.
Le Maire annonce la création d'un bâtiment devant relier le Musée à la piscine, destinée à devenir une extension du musée..Deux architectures totalement différentes reliées par une troisième, forcément moderne ? L’audace architecturale est parfois payante, mais pas toujours. Par ailleurs une place supplémentaire disparaît, une voie de circulation est supprimée. Dans le même temps, il préconise le transfert de la gare routière vers la rue des Bains, le long du théâtre municipal.
Comment concevoir ce stationnement dans une artère aussi passante, la rocade ?
Est-ce que cette restructuration fait partie d'un plan d'ensemble visant à requalifier le centre ville?
Si oui, quel est ce plan?
Sinon, où va s'arrêter le remodelage au coup par coup?
Il y avait de magnifiques opportunités pour envisager une opération urbanistique d'envergure , un projet réellement structurant, le long d’un cours d’eau et sur un vaste périmètre allant de l'ancienne SAIC( Route d' Ingersheim) jusqu'à la place Haslinger, en passant par la rue Stanislas avec l'ancienne maïserie, les places Lacarre et du magasin à fourrage. Sans oublier le site qui se trouve à l'arrière de la piscine jusqu'à la rue du Rempart et à la rue Golbéry.
Au lieu de cela, nous sommes gratifiés un jour d'un silo à voiture qui devait logiquement être réalisé près de la gare, avec accès au TGV, d'un cinéma inélégant au possible, d'un supermarché avec son inévitable parking et bien entendu de quelques opérations immobilières à l'initiative de constructeurs privés.
Nous cherchons vainement la cohérence de ce monopoly. A croire que les promoteurs immobiliers sont actuellement les chefs urbanistes de notre cité.
Notre inquiétude n'est pas moindre en ce qui concerne l'aménagement du secteur de la médiathèque, de la Montagne verte et de la halle couverte.
Quelqu'un a-t-il aujourd'hui une vue d'ensemble sur le devenir souhaitable de cet hyper centre? Un îlot sauvegardé ?
Si oui, qui? Et si ce projet existe, pourquoi n'est-il pas consultable par les colmariens?
L'avenir de notre ville nous intéresse tous au plus haut niveau. Nous n'avons pas le souvenir d'avoir jamais confié à une seule personne, quels que soient ses fonctions et ses compétences, le soin de dessiner la ville de demain.
La complexité d'un tel projet est telle que les meilleures équipes d'urbanistes et d'architectes devraient être réunies pour réfléchir ensemble en prenant aussi en compte les idées de celles et de ceux qui habitent leur ville et qui en connaissent parfois, les ressorts intimes. L’urbanisme est un métier. Il conviendrait que ces spécialistes puissent travailler librement sur la base d’un cahier des charges fonctionnel, non pas mettre en musique une partition déjà écrite à partir d’éléments épars.
Sans doute nous trompons nous en ayant le sentiment que les choses, chez nous, se font par à coups, au gré des opportunités que tel ou tel cherche à saisir. Le fait que les deux bâtiments de l'ancien commissariat de police devaient être démolis et que l'on apprend subitement que l'un des deux pourrait bien servir pour abriter un musée des armes que Colmar s'est mise en tête de disputer à sa voisine de Neuf-Brisach ( Il y a un temps pas si lointain où ces deux villes s'aimaient d'un amour tendre. Devinez ce qui a changé?),en est la parfaite illustration.
Pour CLEFS, il n'y a pas de pilote dans l'avion, a moins que celui qui se trouve aux commandes, n'ait pas toutes les qualifications requises.