Clefs demande aux colmariens ce qu’ils sont prêts à faire pour eux-mêmes et pour leur ville. Embarquement immédiat pour le plus beau des combats : organiser ensemble notre vie de citoyens !
L'Association CLEFS, présidée par Bernard Rodenstein, s'interroge sur les conceptions urbanistiques de l'actuelle municipalité suite au conseil municipal du 25 mai consacré notamment à l'extension du musée d'Unterlinden à Colmar impliquant la restructuration de la place des Unterlinden.
« Est-ce que cette restructuration fait partie d'un plan d'ensemble visant à requalifier le centre ville ? Si oui, quel est ce plan ? Sinon, où va s'arrêter le remodelage au coup par coup ? », s'interroge son président, Bernard Rodenstein, en estimant qu'il y avait « de magnifiques opportunités pour envisager une opération urbanistique d'envergure, un projet réellement structurant, le long d'un cours d'eau et sur un vaste périmètre allant de l'ancienne SAIC (route d'Ingersheim) jusqu'à la place Haslinger, en passant par la rue Stanislas avec l'ancienne maïserie, les places Lacarre et du magasin à fourrage. Sans oublier le site qui se trouve à l'arrière de la piscine jusqu'à la rue du Rempart et à la rue Golbéry ».
« Nous cherchons vainement la cohérence de ce monopoly »
« Au lieu de cela, poursuit Bernard Rodenstein, nous sommes gratifiés un jour d'un silo à voiture (...), d'un cinéma(...), d'un supermarché (...) et bien entendu de quelques opérations immobilières à l'initiative de constructeurs privés. Nous cherchons vainement la cohérence de ce monopoly ».
« Quelqu'un a-t-il aujourd'hui une vue d'ensemble sur le devenir souhaitable de cet hyper centre ? Un îlot sauvegardé ? Si oui, qui ? Et si ce projet existe, pourquoi n'est-il pas consultable par les Colmariens ? », se demande encore le président de CLEFS qui « n'a pas le souvenir d'avoir jamais confié à une seule personne, quelles que soient ses fonctions et ses compétences, le soin de dessiner la ville de demain ».
Il estime au contraire que « la complexité d'un tel projet est telle que les meilleures équipes d'urbanistes et d'architectes devraient être réunies pour réfléchir ensemble en prenant aussi en compte les idées de celles et de ceux qui habitent leur ville et qui en connaissent parfois, les ressorts intimes. L'urbanisme est un métier. Il conviendrait que ces spécialistes puissent travailler librement sur la base d'un cahier des charges fonctionnel, non pas mettre en musique une partition déjà écrite à partir d'éléments épars ».